Branche Est 1ère phase : présentation générale

Le projet LGV Rhin-Rhône branche Est a été séquencé en deux phases :

  • une première phase de 140km entre Villers-les-Pots (21) et Petit-Croix (90) dédiée uniquement au trafic de voyageurs, à une vitesse commerciale de 320 km/h.  Cette ligne permet 2 types de trafics : d’une part entre Paris et l’Est de la France (Bourgogne – Franche-Comté – Alsace, Suisse, Bade Sud) et d’autre part entre Metz, Strasbourg, Lyon et Marseille/Montpellier, ce qui lui confère le titre de première ligne à grande vitesse province/province.  Cette ligne est aussi européenne puisque Zurich et Bâle sont reliés à Paris depuis l’ouverture de la ligne, Francfort à Marseille depuis mars 2012, Bâle à Marseille depuis juillet 2013, Fribourg en Brisgau à Paris depuis août 2013, et Berne à Paris depuis janvier 2014 et Luxembourg à Marseille depuis 2016.
  • une seconde phase de 50km, composée de deux sections à chacune des deux extrémités de la première phase pour relier Mulhouse à Dijon.

La première phase de la branche Est a été mise en service le 11 décembre 2011 et a connu un succès indéniable avec en moyenne près de 10 millions de voyageurs par an depuis son lancement.

En 2017 56 trains circulent sur la LGV Rhin-Rhône, 14 dans le sens Nord-Sud et 42 dans le sens Est-Ouest. Des liaisons internationales sont offertes vers Francfort et la vallée du Rhin depuis Marseille ; vers Bâle depuis Marseille ; vers Zürich, Berne, Bâle et Fribourg-en-Brisgau depuis Paris ; et vers le Luxembourg depuis Montpellier et Marseille. Ces services internationaux proposent des arrêts le long du parcours, ouvrant ainsi l’accès aux destinations internationales à Lyon, Dijon, Besançon, Belfort-Montbéliard et Mulhouse.

Les échanges entre les villes le long de l’axe Rhin-Rhône sont facilités par une offre de nombreuses liaisons rapides. Ainsi Dijon est relié à Belfort-Montbéliard par 8 TGV aller-retour quotidiens avec un meilleur temps de parcours de 50 minutes comparé à 2h00 avant la mise en service du TGV Rhin-Rhône, et à Mulhouse par 11 TGV aller-retour avec un meilleur temps de 1h02 comparé à 2h25 auparavant. Besançon et Mulhouse sont reliés par 10 allers-retours quotidiens avec un meilleur temps de parcours de 45 minutes (1h30 avant l’ouverture de la ligne) et le temps d’accès à Strasbourg pour les 6 services quotidiens depuis Besançon a été porté à 1h23 comparé à 2h17 avant la mise en service du TGV Rhin-Rhône. 7 TGV assurent une liaison quotidienne entre Belfort-Montbéliard et Lyon en 2h15 comparé à 3h17 auparavant et Mulhouse bénéficie de 6 allers-retours TGV par jour vers Lyon en 2015 avec un meilleur temps de 2h48, comparé à 3h45 avant l’ouverture de la ligne.

Deux aller-retour TGV « bolide » par jour ont été mis en place sur les 6 services TGV entre Strasbourg à Lyon en 2015, permettant de relier les deux métropoles en moins de 3h15, comparé à 4h38 avant la mise en service du TGV Rhin-Rhône.

La branche Est de la LGV Rhin Rhône s’insère dans une démarche d’optimisation d’intermodalité avec les réseaux du transport du quotidien.  Ainsi les autorités organisatrices de transport ont su adapter les divers réseaux locaux de transport et les liaisons intercités pour permettre leur intégration avec les dessertes et les horaires de la LGV Rhin Rhône.

Les nouvelles gares de Besançon Franche Comté TGV et Belfort Montbéliard TGV ont été conçues pour favoriser et fluidifier ces échanges.  Ainsi, 16 allers-retours TER quotidiens font la liaison entre la gare de Besançon Viotte et la gare Besançon Franche Comté TGV en fonction des arrivées et départs de chaque TGV, des bus-navettes desservent les centre-villes de Montbéliard et Belfort à partir de la gare TGV, les horaires des TER en région Alsace ont été modifiés substantiellement afin de s’articuler au mieux avec les dessertes des TGV Rhin-Rhône en région Alsace.

En Franche-Comté le cadencement des TER a été mis en place pour s’articuler avec les dessertes TGV.  Les horaires des TER bourguignons ont également été adaptés aux horaires des TGV Rhin Rhône et la gare Dijon Ville s’est transformée en une véritable gare des transports publics (création d’un pôle d’échanges multimodale avec la mise en service du tramway notamment).

En outre, la réouverture de la ligne ferroviaire transfrontalière Belfort-Delle–Suisse (Bienne-Delémont) est lancée avec pour objectif notamment de connecter les TGV et les TER à la gare de Belfort-Montbéliard TGV.  Elle ouvrira en 2018.

Les TGV circulant sur la LGV Rhin-Rhône ont également contribué eux-mêmes à l’amélioration de la mobilité du quotidien en animant des déplacements intra et infrarégional entre les villes desservies.  Le marché de l’emploi a ainsi été élargi avec un temps de parcours de 20 mn à ½ heure entre les différentes agglomérations et gares TGV.  A l’avenir, des TER-GV pourraient être développés sur cet axe.

Pour la première fois sur un projet ferroviaire de cette envergure, un bilan carbone prenant en compte les phases de conception, de réalisation et d’exploitation a été réalisé par RFF. Les résultats de ce bilan carbone ferroviaire global montrent que la LGV Rhin-Rhône deviendra « carbone positif » après 12 ans d’exploitation.

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