Branche Sud : présentation générale

La branche Sud est constituée d’une ligne nouvelle d’environ 157km reliant la branche Est de la LGV Rhin-Rhône à l’agglomération lyonnaise et la LGV Sud Est qui doit (selon le cahier de charges validé par le Ministre chargé des Transports en 2003) :

  • passer entre Louhans et Lons-le-Saunier en y prévoyant une gare nouvelle
  • desservir Dole et Bourg-en-Bresse
  • s’articuler au mieux avec la ligne du Haut Bugey
  • aboutir au centre de Lyon et à Lyon Saint Exupéry
  • préserver une desserte TGV de qualité dans le Val de Saône

Le projet représente un maillon stratégique du réseau à grande vitesse entre l’Europe de Nord et l’arc méditerranéen jusqu’en Espagne, et fait partie, avec les branches Est et Ouest de la LGV Rhin-Rhône, des projets prioritaires du Réseau Trans Européen de Transports.  Il figure dans le réseau central du RTE-T à réaliser avant 2030.

En France le projet permet un gain de temps de parcours important entre le Grand Est de la France et la région Rhône Alpes, avec un meilleur temps de parcours entre Strasbourg et Lyon de 2h10.

Il permet, par des aménagements concomitants, l’amélioration du réseau existant, notamment sur les lignes entre Dijon et Lyon (PLM, lignes de la Bresse, du Revermont et de la Dombes).

La ligne répond aussi aux enjeux de transport de marchandises en permettant de libérer de la capacité pour le fret sur les voies ferrées existantes, sachant que 60% du transit de fret ferroviaire en France circule déjà sur ce corridor (la Magistrale éco fret).  Les études préliminaires ont d’ailleurs étudié un scénario avec une ligne mixte (voyageurs et fret).

Enfin elle préfigure, en association avec la branche Ouest de la LGV Rhin-Rhône, un axe alternatif à la LGV Sud-Est pour désaturer cette dernière et assurer un écoulement des circulations en cas d’incident sur la LN1.

Sa non-réalisation créerait un maillon faible dans le carrefour des axes Allemagne – Espagne et Grande Bretagne – Italie.  La politique européenne du Réseau Trans Européen de Transports prévoit la mise en place d’un réseau central d’ici 2030 où la LGV Rhin-Rhône occupe une place essentielle.  Sans la réalisation de la Branche Sud la LGV Rhin-Rhône perdrait une grande partie de sa fonctionnalité Nord-Sud et affaiblirait la place de la France dans les réseaux ferroviaires européens.

Située sur un corridor Nord-Sud européen, la branche Sud permet de répondre à des enjeux majeurs pour des territoires d’envergure nationale et européenne.

Elle permettra d’achever une liaison entre les régions les plus actives et riches de l’Europe mais également de raccrocher certains espaces situés actuellement plus en marge.  Les régions Bourgogne, Franche-Comté, Alsace et Lorraine bénéficieront d’un important gain d’accessibilité sur un axe majeur au niveau européen, reliant des régions les plus attractives de l’espace européen.  La région Rhône Alpes qui constitue déjà une puissance économique importante, profitera d’un renforcement de sa position de carrefour au niveau européen et de son rayonnement national.

Les régions étrangères proches du projet (notamment la Suisse, pour les régions du Léman, du Jura voire de la Suisse alémanique  ou l’Allemagne méridionale) bénéficieront également d’un gain d’accessibilité.  Pour celles déjà économiquement puissantes et disposant d’une panoplie variée de moyens de transports (LGV, aérien..), la branche Sud peut être alors un dispositif supplémentaire parmi d’autres. Pour les autres, moins développées et moins accessibles (Jura Suisse, Léman par exemple), elles gagneront davantage en accessibilité.

La branche Sud, avec la desserte du bassin dolois, des bassins lédoniens et louhannais par la gare bressane, et du bassin burgien, permettra de répondre aux grands enjeux socio-économiques des territoires traversés par la future LGV Rhin-Rhône, en renforçant leur attractivité.

L’irrigation des territoires sera favorisée par l’influence élargie des zones de chalandises des gares situées environ tous les 60 kilomètres qui permettent de mieux couvrir les espaces intermédiaires, et par le renforcement de l’offre TER.

La branche Sud renforcera les relations entre les territoires grâce au report modal de la route vers le fer, à l’augmentation des capacités des TER, à l’accessibilité renforcée aux aéroports, à l’activité logistique et aux aménagements urbains à proximité des gares.

Ces effets pourraient être positifs pour l’économie locale, l’enseignement supérieur et la recherche, la santé, la vie culturelle et le tourisme,  la mise en place d’équipements sportifs, sociaux et culturels, le développement d’une politique évènementielle et la promotion du patrimoine historique (de nombreux sites sont classés par l’UNESCO).

Le projet aura des conséquences positives sur l’ensemble du réseau ferroviaire et du trafic de voyageurs et de fret entre Dijon et Lyon, et au-delà.

Il sera coordonné avec les grands projets ferroviaires de fret (le contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise, le projet Lyon-Turin) en incluant l’analyse de l’amélioration du fonctionnement des nœuds ferroviaires dijonnais et lyonnais dont le trafic fret devrait augmenter avec le renforcement de la Magistrale éco fret.

Il mettra en œuvre des travaux d’amélioration du réseau existant, notamment sur les lignes entre Dijon et Lyon (PLM, VFCEA Est (Dijon-Chagny-Montchanin-Lyon), lignes de la Bresse, du Revermont et de la Dombes).  Il renforcera ainsi la viabilité de la ligne PLM, et le nombre et la régularité des circulations sur l’axe du Val de Saône.

Il contribue ainsi au maillage du réseau à grande vitesse du Grand Est avec la LGV Est, les Branche Est et Ouest de la LGV Rhin-Rhône et la Magistrale Eco-Fret.

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