Objectifs et missions

L’association se fixe comme objectif la réalisation d’un système de liaisons ferroviaires à grande vitesse pour le transport de voyageurs :
– entre l’Allemagne, la Suisse et la Méditerranée en joignant la plaine du Rhin et le sillon rhodanien, et donc Strasbourg à Lyon, par l’Alsace, la Franche-Comté, la Bourgogne et Rhône-Alpes,
– l’amélioration des liaisons entre la Bourgogne, la Franche-Comté, le sud de l’Alsace, le Bade-Sud, la Suisse et la région parisienne, le Nord Pas-de-Calais et, avec un barreau d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France, la Bretagne et les Pays de la Loire.

Pour ce faire, l’association vise à obtenir la réalisation d’une ligne TGV en site propre entre les agglomérations mulhousienne et dijonnaise (Branche Est) prolongée, via Dijon, par une ligne nouvelle en direction de Paris jusqu’à la ligne du TGV Sud-Est (Branche Ouest), et une ligne nouvelle en direction de Lyon et Lyon-Saint-Exupéry (et de l’Italie) par le Jura (Branche Sud). Les Branches Ouest et Sud pourront constituer un itinéraire alternatif Paris-Lyon via Dijon, Lons-le-Saunier et Bourg-en-Bresse lorsque la ligne actuelle du TGV Sud-Est sera saturée.

Ce projet s’inscrit dans une logique de dimension européenne. Il permet en effet d’interconnecter deux grandes diagonales européennes :

Londres/Bruxelles-Lille-Paris-Bâle-Zürich/Neuchâtel-Berne/Lausanne/Genève
et
Hambourg/Berlin-Hanovre-Göttingen-Francfort-Karlsruhe/Stuttgart-
Strasbourg/Fribourg/Bâle/Zürich/Neuchâtel-Berne/Lausanne/Genève/-Lyon-
Marseille/
Montpellier-Barcelone-Madrid/Valence

Se trouvent ainsi concernées plusieurs régions : au premier chef l’Alsace, la Franche-Comté, la Bourgogne et Rhône-Alpes, mais aussi les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Lorraine et, à l’échelle européenne, plusieurs pays : la Scandinavie, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, l’Espagne et le Portugal.

Par ailleurs, et compte tenu de l’importance qu’a prise aujourd’hui la question des transports de marchandises au niveau national et européen, l’association se fixe également comme objectif d’apporter, à l’aide du système TGV Rhin-Rhône, une réponse en matière de fret (en particulier dans le triangle stratégique de la plaine de la Saône) entre l’Allemagne, le Benelux, le midi de la France et l’Espagne, en s’appuyant, en sus de l’amélioration des lignes existantes, sur la construction de lignes nouvelles.

En effet, les Branches Est et Ouest du TGV Rhin-Rhône permettront de créer des capacités nouvelles, dédiées au fret, en libérant les lignes classiques existantes, la Branche Sud, éventuellement conçue d’une manière mixte, fret et voyageurs, également. A la condition toutefois que cette double fonctionnalité soit possible et qu’un trafic ne se fasse pas au détriment de l’autre.

La mixité de la Branche Sud ne doit en aucun cas priver les voyageurs nationaux et internationaux de l’axe Rhin-Rhône-Méditerranée des avantages du système TGV fondé sur la très grande vitesse.

C’est pourquoi l’association préconise une solution pouvant être mise en œuvre progressivement et consistant à retenir pour la Branche Sud une emprise destinée à recevoir, à plus ou moins long terme, quatre voies : deux pour le trafic voyageurs TGV et deux pour le trafic fret.

La France ne doit pas avoir moins d’ambition sur l’axe Rhin-Rhône-Méditerranée qu’ailleurs, tant en ce qui concerne le trafic voyageurs que marchandises.

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